Tuesday, December 30, 2008

Poeta al Norte

Véase Análisis Digital

Inocentes

Una reciente columna de Enrique García-Máiquez en el Diario de Cádiz me incita a exhumar este villancico que no plugo por igual a todos sus destinatarios. Dos de ellos eran las máximas jerarquías de la Iglesia española; uno, el Presidente de la Conferencia Episcopal don Elías Yanes, a quien por casualidad me había en encontrado en Praga el verano anterior; otro, el Primado don Marcelo González. Este me contestó con simpatía y efusión; aquél con cortesía aséptica.

¿Cómo te atreves a nacer
una vez más, Dios carpintero,
en este mundo de placer
y crecimiento cero?

Hay estatuas de sal camino de Sodoma .
El voto de María lo rompió una paloma.

¿No ves que hay miedo entre las gentes,
pues ya preparan los infiernos
otra matanza de inocentes,
pero en los claustros maternos?

Sunday, December 28, 2008

El Nobel en Le Monde

1954.Cette année-là, il y a vingt-sept écrivains pressentis, dont l'Espagnol Ramon Menendez Pidal, l'Américain Ernest Hemingway, Malraux et Camus encore. Ce n'est pas la première fois qu'on les trouve dans la liste. Le comité Nobel, un groupe restreint qui enquête et suggère un choix aux académiciens, propose Hemingway en n° 1 et l'Islandais Halldor Laxness en n° 2. Le Chilien Manuel Rojas (né à Buenos Aires) est soutenu par diverses organisations et institutions argentines : "Il est clair que c'est organisé, note le comité, mais sa qualité littéraire ne suffit pas." Pidal, alors âgé de 85 ans, est rejeté lui aussi.
Le cas Malraux occupe beaucoup les Nobel. Les Suédois ont de la tendresse pour lui. Il y a eu Le Musée imaginaire (1947), Les Voix du silence (1951)... Mais "sa candidature ne peut pas être d'actualité tant qu'il ne revient pas à la forme romanesque". Le poète et prosateur espagnol Juan Ramon Jimenez est jugé trop exclusif, trop hermétique.
Le président du comité émet son avis : on attendait du nouveau dans la manière d'Hemingway, et "c'est arrivé avec Le Vieil Homme et la mer", paru deux ans plus tôt. Certes, il y a du cynisme et de la brutalité dans son écriture, ce qui s'accorde mal avec l'idéal Nobel, remarque Herr Österling, l'homme fort du comité. Mais il y a indéniablement une forme d'héroïsme qui le séduit. Hemingway, alors ? Ce n'est pas gagné. Herr Siwertz, un autre pilier du comité, objecte : Hemingway "n'a pas besoin d'un Nobel pour devenir célèbre ou riche". Il ajoute : "J'ai de plus en plus le sentiment que depuis trop d'années nous nous en tenons au baromètre de la célébrité."
Camus ? "Son dernier livre, L'Eté, a des pages d'une beauté classique, écrit Österling. Son nom peut être à nouveau actuel. Camus représente toujours l'une des meilleures promesses de la littérature française, et encore une oeuvre de la même qualité que La Peste mettrait sûrement sa candidature dans une position plus favorable." Comme avec Malraux, on sent que le jury Nobel n'attend qu'un "petit" effort de l'écrivain. Dans le secret du vote, Hemingway finalement l'emporte.
1955.Quarante-six noms sur la première liste de pressentis, dont dix-sept nouveaux. Camus : "Rien de vraiment nouveau pour évaluer cette candidature, qui comme toujours est remise à plus tard pour mûrir." Henri Bosco : "On ne voit pas comment il pourrait passer avant d'autres Français." Malraux : "En attente, avec le même motif que l'an dernier." Jules Romains : rien de nouveau. Georges Duhamel : rien de nouveau. Paul Claudel : mort durant l'année. Rarement autant de Français auront été sur la liste. L'Islandais Halldór Laxness est choisi.
1956.Quarante-quatre écrivains et une forte présence française - douze noms : Georges Duhamel, Marcel Pagnol, Henry de Montherlant, Henri Bosco, Jean Guitton, Marthe Bibesco, Saint-John Perse, André Malraux, Gabriel Marcel, Albert Camus, Jean Schlumberger, Jules Supervielle. Si les candidats sont proposés par une ou plusieurs personnes et institutions, Pidal, le premier sur la liste, ne compte pas moins de quatre pages compactes de parrains. Pour Herr Österling, le choix doit se faire entre lui et Jimenez : "Il est évident que la zone espagnole a été sérieusement négligée depuis 1922, lorsque le dramaturge Jacinto Benavente a été récompensé." "D'accord avec l'option espagnole, concède Herr Siwertz, mais je voudrais, en raison de l'importance d'un prix lyrique cette année, donner la préférence à Jimenez sur Pidal." Herr Gullberg est d'accord.
A propos de Malraux, éternel recalé, toujours le même argument. Sur Camus, une vraie lueur d'espoir : "Après une longue attente, l'écrivain français a, avant l'été, publié une nouvelle oeuvre, le récit La Chute, qui dans tous les sens est à même de le placer au centre de l'attention. (...) Le livre est un chef-d'oeuvre qui, dans son format limité, mérite d'être comparé avec La Peste. Le comité estime que cette nouvelle oeuvre renforce indéniablement les mérites de Camus pour obtenir le Nobel, même si un délai de quelques années pour un examen approfondi peut être nécessaire." Juan Ramon Jimenez est consacré.
1957.Quarante-neuf noms, dont douze nouveaux. Une douzaine de Français sont en lice. Sartre est cité pour la première fois. Mais son Saint Genet, comédien et martyr (1952), "encore frais dans les mémoires", semble "douteux".
Cette fois-ci, l'avis que le comité propose aux académiciens est unanime : Albert Camus. Quelques mois auparavant, le 14 avril, Anders Österling avait écrit une critique élogieuse de L'Exil et le Royaume dans le quotidien Stockholms Tidningen. Mais Malraux, alors ? Dans les avis rédigés par les membres du comité avant qu'ils soumettent leur choix, les deux hommes sont mis en compétition.
Malraux-Camus : le match qui déchire les Nobel. Camus, "en plein développement". "Sa mise en valeur pressante de l'absurdité de l'existence humaine n'est pas le fait d'un négativisme stérile", remarque le comité, toujours attentif à ce que l'esprit du testament d'Alfred Nobel, qui privilégie l'idéal, soit préservé.
Malraux, pour sa part, a publié L'Espoir (1937), "il y a vingt ans", précise le comité. Quant à La Lutte avec l'ange (1943, réédité en 1948 sous le titre Les Noyés de l'Altenburg), l'autre publication digne d'être évaluée pour le Nobel, "elle demeure un fragment d'une oeuvre inachevée". Le comité ne peut donc pas "estimer qu'il y aurait une quelconque injustice, si l'académie donne la priorité au plus jeune Camus, un écrivain actif et encore riche de promesses qui est actuellement au centre de l'attention du monde littéraire, même au-delà des frontières de la France".
17 octobre 1957, Albert Camus est désigné "pour son importante oeuvre littéraire qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant, les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes". Malraux, lui, n'aura jamais le prix.
Olivier Truc
Article paru dans l'édition du 28.12.08.

Saturday, December 20, 2008

Felices Pascuas


Camino real

Cada vez se alarga más
la sombra que va detrás
y son más cortos los días,
las noches siempre más frías,
pero el mundo aún gira en torno
de la Noche de Belén.

Ya está la masa en el horno
y el aceite en la sartén
y en un junco de ribera
se ensartan roscos de vino.

Tres reyes van en hilera
¡milagro! por buen camino.

Wednesday, December 17, 2008

Arriba: Fidel Castro, Franco y Fernando Onega.

El que escribió lo que sigue fue, desde un telediario nacional, uno de los que me pusieron en la picota cuando la Universidad de Sevilla publicó en 1996 mis Crónicas extravagantes.
Arriba: Fidel Castro, Franco y Fernando Onega.

Sunday, December 14, 2008

Relève de la garde au château de Saint-James


Janvier, Février, l'air monotone,
la neige qui ne vient pas.
Les musées clos de l'Automne
ont enfermé beaucoup de pas,
beaucoup de feuilles, ah les allées,
ah les chemins qu'on foule,
ah la fumée des cheminées
qui chatouille un ciel qui coule.
Je couvrirai de feuilles mortes,
Octobre, Novembre, tous les chemins.
Je briserai même les portes
des citadelles et des fortins.
Et tu pourras voir de bonne heure,
à peine la rose de l'aube éclose,
sous les colombes que le ciel pleure
le changement de toute chose.
Poesía Incompleta. Pre-Textos. Valencia, 1999

Saturday, December 13, 2008

Traductores de fiar

Una traducción modélica
Tengo que agradecerle a Hans Leopold Davi el conocimiento de Marie Luise Kaschnitz, fallecida en Roma en 1974, conocimiento que estriba en la impecable traducción de sus poemas en prosa con el título de Aún no está decidido*. La edición española está patrocinada por Sarah Girri y Jorge Gallardo. O mucho me equivoco o estas personas tienen algo que ver con Sarah Gallardo, la viuda del escritor Héctor A. Murena, que vivía en Roma cuando la Kaschnitz pasó a mejor vida. No llegué a conocer personalmente a Sarah Gallardo y eso que yo también vivía en Roma, pero me hablaba mucho de ella su gran amiga Lucrezia Cipriani Pannunzio, excelente traductora de autores hispanoamericanos, Murena entre ellos, con quien yo me había escrito en un momento en que se podían contar con los dedos de una mano los literatos que nos oponíamos a los dictados del pensamiento dominante en Occidente. Es pues más que probable que Sarah Gallardo tratara en Roma a Marie Luise Kaschnitz. Y es probable que yo mismo me haya cruzado con ella en la Librería alemana Herder, junto a Montecitorio, pues la Kaschnitz, casada con un arqueólogo austriaco, era librera de profesión y había ejercido su oficio en Weimar y Munich antes de hacerlo en Roma.
A Hans Leopold Davi lo conozco desde finales de 1958, cuando yo vivía en Wuppertal y acababa de salir La calle de la Luna, mi primer libro de poesía. No sé cómo supe de su existencia - ¿pudo ser Doris Deinhard, la traductora de Platero y yo? - pero la simpatía literaria fue inmediata y lo raro es que nunca nos comunicáramos en los largos años que pasé en Suiza y en Italia. Fue gracias a José Antonio Muñoz Rojas como volví a saber de él, pues había ido a visitarlo a la Casería del Conde y José Antonio le dio mis señas. Poco tiempo después nos conoceríamos personalmente en Lucerna y reanudaríamos la amistad. A esa amistad debo la versión de unos versos míos que hizo publicar en Die Neue Zürcher Zeitung más alguna que otra entrevista o comentario en alguna publicación de la Suiza alemana. Debo decir que, en general, he tenido suerte con mis traductores, que también se pueden contar con los dedos de una mano. Son pocos, pero inmejorables. Yo que a mi vez he intentado serlo, sé muy bien lo difícil que es conseguir la perfección, que es lo que Leo Davi consigue en su versión de los poemas de la Kaschnitz. Claro está que Davi tiene la gran ventaja de ser prácticamente bilingüe. Puede decirse que su primera lengua fue la española, es decir, la lengua de su niñez y adolescencia transcurrida en Canarias, donde nació en 1928. Al concluir la guerra mundial, realizó sus estudios superiores en Zurich y en París y acabó instalándose en Lucerna. En Lucerna y en 1959 está fechada la dedicatoria de sus “pecados poéticos de juventud en París” Gedichte einer Jugend, cuadernito publicado en París en 1952, precedido de una cita de San Agustín. Otro género cultivado por él es el relato corto: Der Herz Mahler, Das Gerippe der Windmühle, con dibujos de su esposa Silvia, que además es librera, como la Kaschnitz.
Los mejores traductores de poesía suelen ser los poetas. Es difícil, sin un cierto hábito de la composición y la versificación, verter al idioma propio el verso escrito en un idioma ajeno. El caso de Davi es además especial, pues no está claro cuál de los dos idiomas que posee es más suyo. Los poemas de la Kaschnitz y las versiones de Davi están frente a frente y nada desmerece la página izquierda de la derecha. Marie Luise Kaschnitz refleja el mundo contemporáneo y lo trasciende, lo interioriza, en imágenes que rozan lo onírico. Y en la versión no sólo están con toda fidelidad esas imágenes difíciles, esas vivencias insólitas, esas conclusiones depresivas, sino la fuerza de un lenguaje directo, eficaz, ácido a ratos, tierno a veces, en el que nada falta ni nada sobra.
Si hay que señalar algún fallo en la traducción, ése sería el de la contraposición del Fiat y el Vauweh, que el lector hispánico entendería mejor si se dijera el Fiat y el Wolkswagen, o VW si se prefiere. Tampoco es muy afortunado, al aludir en la solapa a los desplazamientos de la Kauschnitz por las antiguas provincias del Reich, llamar a la Prusia Oriental y a Koenigsberg por los nombres que tendrían después de la segunda guerra mundial. Bueno está que “los nacionalistas (tengan) que enmendar continuamente la plana a su país”, como dice la Kaschnitz, pero lo que no pueden ni deben es estar enmendando continuamente la Historia, la Geografía y la Gramática.
* Marie Luise Kaschnitz. Aún no está decidido. Traducción de Hans Leopold Davi. Editorial Pre-textos. Madrid, Buenos Aires, Valencia, 2008.

Friday, December 12, 2008

Ideas poéticas claras

La capitalidad poética de Andalucía, que J.R.J. atribuía a Sevilla, lleva trazas de desplazarse. al cabo de un siglo, cien kilómeteros al sur: a Jerez de la Frontera. Véase otra prueba

Diario poético

La Real Academia Sevillana de Buenas Letras concedió su "Premio Florentino Pérez Embid 2008" al libro de poemas Caída hacia la luz del jerezano Raúl Pizarro. Raúl Pizarro subtitula su libro, publicado en la colección Adonais, "Notas de un diario" y yo pienso que en realidad debería haberlo titulado "Diario de un poeta a punto de casarse". Una muestra al azar:

19 de octubre

Cuando en la noche insomne e insensata
teje su manto negro la locura,
yo me recorro en libros
huecas habitaciones,
buscando compañía.

Tiende el amor sus brumas
a mis cansados pies´
y acaricio la ropa que dejaste
encima de la cama por culpa de las prisas.

Thursday, December 11, 2008

Más "extravagancias"

Reeditadas sus "Crónicas extravagantes"

Aquilino Duque: vuelve un apestado con la cabeza alta… y sin vacunar


Pedro Fernández Barbadillo
El Manifiesto

Hay fuegos que por mucha tierra que se les eche encima siguen ardiendo. Lo mismo les ocurre a algunos escritores: por mucho insulto y mucho silencio que caiga sobre ellos, sus libros siguen gustando. Aquilino Duque es uno de éstos. Por su sinceridad y honradez ha pasado de ser uno de los escritores más premiados en los años 70 a convertirse en un apestado.






Aquilino Duque suele decir que a él siempre le han censurado los mismos, tanto en el franquismo como en la democracia actual. Pero, ¿existe censura hoy, “a estas alturas del siglo XXI”?, preguntará entre asombrado e indignado algún ciudadano feliz, convencido de ser el jefe de los gobernantes. Pues sí. Antes los censores prohibían que un libro se publicase; los censores de ahora, en ocasiones con los mismos apellidos, entierran el libro bajo el silencio o al autor bajo la difamación, de modo que ningún librero se atreva a pedirlo y ningún editor a editarlo.

La editorial Encuentro acaba de reeditar un libro de viajes escrito por Duque. Crónicas extravagantes salió a las librerías por primera vez en 1996, editado por el Servicio Editorial de la Universidad de Sevilla (ahora hay dos: la de toda la vida y la nueva, llamada Pablo Olavide; más enchufes y menos alumnos). Inmediatamente, las fuerzas de la cultura y del progreso, que le tenían ganas a Aquilino Duque, comenzaron una campaña de difamación en la que se le acusaba de… “racista”.

Ciertamente, la situación de la cultura es mala. Los matones siguen como dueños del pueblo. Por fortuna, los vecinos empiezan a protestar y se atreven a leer a otros autores diferentes de los impuestos por el premio Planeta y el Bobelia. En 1996, Duque fue linchado sin que apenas varias personas salieran en su defensa; hoy, si los cuatreros quisieran repetir su delito, se encontrarían a más gente en contra.

Desde luego, la ironía y el sarcasmo de Duque molestan a la misma gente que se escandaliza cuando oye, por ejemplo, que la Monarquía española proviene de la voluntad de Franco. Así, los comentarios del autor sobre el sida, la veneración de los regímenes comunistas por los burgueses occidentales, la movida y la tribu intelectual escandalizaron a los dogmáticos de la libertad de expresión, la transición… dentro de un orden, el fijado por El País.
El libro contiene las crónicas de viajes del autor desde principios de los años 80 y en ellas aparecen desde las calles de Bilbao y Manila hasta los salones y los cafés de Roma y Sevilla, con sus pintadas y sus tertulianos. En ese tiempo la degradación de las costumbres, de los modales y de la inteligencia es asombrosa y nos causa vértigo pensar qué veremos dentro de diez años.

Al comparar a Estados Unidos con España, Aquilino Duque escribe lo siguiente: “entre nosotros el héroe es siempre el bandido, mientras que entre ellos el héroe era el sheriff, y cuando el pueblo norteamericano se tomaba la justicia por su mano era para darle su merecido al forajido, nunca, como entre nosotros –y ahí está nuestro teatro clásico– para ajustarle las cuentas al representante de la ley, al agente de la autoridad […], y todavía hay quien se pregunta por qué entre ellos funciona la democracia y entre nosotros no”.

No hay más que añadir.

miércoles, 19 de noviembre de 2008

Gabriel Albiac habla de "Crónicas extravagantes"

Tuesday, December 09, 2008

Monday, December 08, 2008

Las verdades del porquero


La verdad es la verdad, dígala Agamenón o su porquero. (Juan de Mairena)


Véase Javier Marías en El País

Saturday, December 06, 2008

XXX aniversario


. Protoconstitucionalismo
Los celosos custodios de la democracia ponen el grito en el cielo cada vez que en las gradas de un estadio de fútbol ven ondear la bandera que a tontas y a locas llaman “preconstitucional”. Si a esa bandera hay que ponerle un mote, éste sería el de “protoconstitucional”, pues fue en sus pliegues y bajo sus símbolos en los que tuvo sus primeros pañales la recién nacida Constitución, en cuyo encabezamiento campean esos símbolos. Esos símbolos fueron abolidos a la llegada al Poder de un partido al que no le gustaban demasiado, pero que no se atrevió a sustituirlos por otros más adecuados. No digo que el yugo y las flechas de los Reyes Católicos se fueran a sustituir por la hoz y el martillo, ya en franco declive, pero no hubiera sido ningún disparate hacerlo por un preservativo y una aguja hipodérmica. Es en cambio notable la ecuanimidad, doblada de íntimo regodeo, con que los mismos custodios contemplan y hacen contemplar la bandera de la segunda República o las leyendas separatistas estampadas en las camisetas de los “presuntos” de turno.
La presente Constitución entró en vigor así que fue sancionada por la única institución legitimada para hacer posible el tránsito de una legalidad a otra legalidad sin salirse de la legalidad, como se decía cuando aún amparaba el águila a la actual Ley Fundamental. (Crónicas anacrónicas)
La joroba
Decía Carl Schmitt que un camello es un caballo hecho por un parlamento. La Constitución de 1978 es uno de esos camellos, cuya joroba más llamativa es el Título VIII, que no dejó de enconársele al festejar su primer cuarto de siglo. Cinco años después, el mal va a más. Eso pasa porque esa joroba, más que joroba, es un absceso con trazas de tumor maligno que está pidiendo a gritos una intervención quirúrgica. La coyuntura no puede ser más favorable, pues los fastos del cumpleaños han dado pie a la clase política, no sólo de la oposición, sino del propio partido del Gobierno, para pedir la reforma de la Carta Magna, y ninguna reforma más urgente que la extirpación de esa joroba cancerosa antes de que haya metástasis. Otros habrá con otras prioridades, según que lo que se quiera sea la unidad de España o su descuartizamiento. Lo que sea, habrá que hacerlo a escape.

Wednesday, December 03, 2008

Discurso de Laínz en Barcelona

Véase ojosdepapel

Felices Pascuas



Camino real

Cada vez se alarga más
la sombra que va detrás
y son más cortos los días,
las noches siempre más frías,
pero el mundo aún gira en torno
de la Noche de Belén.

Ya está la masa en el horno
y el aceite en la sartén
y en un junco de ribera
se ensartan roscos de vino.

Tres reyes van en hilera
¡milagro! por buen camino.

Tuesday, December 02, 2008

La historia virtual

Véase Análisis Digital

Entrevista con Jesús Laínz en Libertad Digital TV

Laínz empieza a hablar en el minuto 31.
http://www.youtube.com/watch?v=hu7ijkNzWPM

Así están las cosas

Los precursores de La Nicolasa

Cada libro del montañés Jesús Laínz es una detallada descripción de las trampas semánticas y de otro tipo que los separatistas tendieron a los redactores del engendro constitucional de 1978. Por eso, cuando en ese engendro se ponen las esperanzas de una salvación de la patria, cabe preguntarse cómo es posible esperar que remedie el mal el mismo mal que lo causó. Sería un prodigio de la homeopatía que La Nicolasa, es decir, la Constitución del 78 restaurase la unidad nacional. Motivos hay para esperar el prodigio, y ellos se deben a la resistencia que algunos de los siete sabios de Gredos, como yo los llamo, lograron oponer a los más antiespañoles de los ponentes e incluyeron cláusulas como el artículo 150.
Si en la jerga política española hay una palabra a la que le sobren los adjetivos es la palabra “separatismo”. Dicho en términos teológicos, el separatismo es un pecado que no admite parvedad de materia, y de demostrarlo se han venido ocupando desde que padecemos democracia tanto los que sacuden el árbol como los que recogen las nueces. El autor de esta feliz imagen es uno de los pocos hombres públicos españoles que han expuesto con claridad su pensamiento. Ese pensamiento nunca ha sido un secreto, o al menos nunca debió serlo, pero yo, que siempre salgo por los fueros de la ornitología heráldica, creo que la democracia, en lugar de abolir el águila imperial del escudo, debería haber puesto en su lugar un avestruz, que es el ave que mejor encarna las virtudes de la clase política.
Jesús Laínz, que tiene un estómago a prueba de bombas, se ha tragado toda la literatura del separatismo pero sin enterrar su cabeza en la arena. Con una implacable perseverancia, Jesús Laínz aporta pruebas que, si en España hubiera un fiscal general digno de ese nombre y en las más altas instituciones un adarme de dignidad o de instinto de conservación, determinarían la ilegalización fulminante de cuantos partidos tengan la avilantez de apellidarse “nacionalistas”. Véase, entre los textos aportados en este libro*, la cartita enviada por don José Antonio Arrandiaga Larrínaga (a) Joala a su amigo don Engracio de Aranzadi, a los pocos días de la muerte de Sabino Arana y con referencia a su postrera pirueta “españolista”. En esa carta se dice que Sabino no estaba loco y sabía muy bien lo que se hacía. Estaba claro que por la fuerza no era posible lograr la independencia, por la desproporción entre las provincias vascongadas y el resto de España; de ahí que el programa “titulado, al menos por ahora, vasco-españolista” tendría la virtud de debilitar al enemigo y reforzar el nacionalismo. “¿Cómo? Dándole un plan político a España que la divida en trozos mil haciéndole perder la cohesión que entre sus regiones existe. …Y ESA ES LA EVOLUCION AL ESPAÑOLISMO. ¿Qué cómo? Pues deseando que el regionalismo prospere en nuestro País y cunda por España, estableciéndose pleitos y contiendas entre las diversas regiones o aislándose unas de otras de modo tal que no les importe la totalidad de España.”
Puede verse que el engendro de las autonomías estaba ya en el cerebro de la Antiespaña en fecha tan remota como el 7 de diciembre de 1903, cuando esa carta fue escrita.
No fue ése uno de los menores motivos que tuve para pedir el NO en el referéndum de 1978.

























* Jesús Laínz. Escritos reaccionarios. Para separatistas y progresistas. Ediciones Encuentro. Madrid, 2008.

Monday, December 01, 2008